Je suis Néerlandaise et j’habite en France

En 1976, mes parents ont acheté une maison dans le Vendomois. Ca faisait plusieurs années qu’on avait pris l'habitude de venir 3 semaines en été sur le camping de Vendôme, en Loir et Cher . Séduit par cette région, mais préférant un peu plus de confort, on a acheté une maison qui nous a servi de résidence secondaire pour passer des vacances. De plus en plus de gens l’occupaient. On s’est lié d'amitié avec les gens du village.  Avec certains plus que d'amitié d’ailleurs!

Je décide de m'installer en France à 21 ans avec un français du Vendomois.

La langue française je l'apprend sur le tas !

Mes parents suivent quelques années plus tard après leur retraite. En France on a un peu plus d'espace qu’aux Pays-Bas. Aujourd'hui j'ai encore un frère aux Pays-Bas, mais maintenant avec l'Euro et la facilité pour passer les frontières, le voyage entre les deux pays est devenu très facile et rapide. Le fait qu'on parle plusieurs langues nous a facilité dans notre entreprise de créer des chambres d'hôtes. Aujourd'hui on accueille à notre tour avec beaucoup de plaisir des touristes de toute l'Europe et d'ailleurs.

Je me sens européenne. J'ai passé 21 ans de ma vie au Pays-Bas et 21 ans en France.

Je n'ai pas l'impression d'avoir changé de pays mais plutôt l'impression d'avoir changé de région. La France est un grand pays et je pense que c'est différent d'habiter la Bretagne ou l'Alsace. Habiter un autre pays d'Europe je le ressens comme ça. Chaque région est différente, avec une autre culture, une autre architecture, d’autres paysages. Avec l'Europe on ne change pas mais on s’enrichit. Notre pays est devenu plus grand et il faut en profiter. Néanmoins il reste beaucoup à faire.

Barbara

février 16, 2005 dans L'Europe dans leur vie | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

Maladie en Erasmus payée par la Sécu danoise

Etudiante Erasmus à Copenhague durant l'année 2002-2003 j'ai dû recourir par deux fois au système de soins danois, la première fois pour une angine aiguë à mon arrivée, la seconde pour une crise d'oreillons aussi subite que douloureuse, quelques jours avant mon départ du pays. Armée de mon certificat et de mon plus bel anglais (bien que dans les deux cas il ne m'étais pas facile de parler) je me suis donc rendue aux locaux attribués au médecin de garde responsable de mon quartier. Lors de notre arrivée au Danemark il nous a effectivement été assigné un médecin traitant proche de notre lieu de résidence, ainsi qu'un centre de médecin de garde dans notre quartier. La prise en charge a été rapide, efficace et sympathique dans les deux cas, de même que chez le spécialiste ORL vers lequel on m'a orienté lors de ma crise d'oreillons. Les rendez-vous ont toujours été fixés dans les plus brefs délais et la prise en charge du coût des soins a toujours été intégrale par la LMDE et ma mutuelle en France. Le désagrément de telles maladies ne s'est donc ni accompagné de déboires administratifs, ni de situation, bien au contraire. L'Europe des échanges étudiants, forte de ses dispositifs efficaces et rassurants, a donc un bel avenir devant elle !

Marianne

février 16, 2005 dans L'Europe dans leur vie | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

Mon stage agricole en Finlande : La terre bouge !

Je me destine à conduire une Exploitation Agricole. Je suis élève en 2èmeannée de Bac Professionnel à la Maison Familiale et Rurale de Songeons, dans l’Oise. Dans le cadre de ma formation, j'effectue mon Bac par alternance : 15 jours de stage et 15 jours d'école.
Grâce au financement du programme européen Léonardo da Vinci, ainsi qu'à la participation des écoles de Songeons et de Kainu en Finlande, j’ai pu effectuer un stage à l'étranger.

J'ai choisi de partir en Finlande afin de découvrir un pays plutôt méconnu des Français.

Le stage a duré 3 semaines, à la fin de l’été. Je suis parti avec un groupe de 8 autres élèves. Nous avons pris l'avion avec un peu d'appréhension ne sachant pas ce que nous allions découvrir et surtout comment nous allions nous débrouiller pour nous faire comprendre.
Les 3 premiers jours ont été difficiles car il fallait parler en anglais. Moi qui n'ai jamais fait d'effort concernant cette matière car je pensais que cela ne me servirait à rien dans ma vie future ou professionnelle, il a bien fallu que je m’y mette et je ne regrette pas du tout ! Je me suis rendu compte qu’ il était important de pouvoir s'exprimer et de se faire comprendre dans une autre langue que la sienne. Les jours suivants ont été magiques, l'accueil qui m'a été fait, aussi bien par la personne chez qui j'ai logé que par la responsable de l'exploitation sur laquelle j'ai travaillé, m'a mis en confiance et j'ai donc pu communiquer aisément.

La façon de vivre en Finlande est tout à fait différente…

Les repas reviennent souvent. Environ 6 fois dans la journée avec pourtant un seul repas consistant ! Une autre vision sur les méthodes de travail aussi, ce qui apporte un plus à notre formation. C’est une opportunité de voir comment ça se passe ailleurs dans un milieu comme celui du monde équin très fermé en France. Et puis nous apportons aussi notre savoir faire, des techniques qu'ils ne connaissent pas, tout le monde se complète. Ce stage a été un réel échange de conseils, de découverte à travers les paysages finlandais, toutes les étendues de verdure et de bois, les gens qui paraissent bien moins stressés, enfin tout pour donner envie d'y revenir. Pendant les vacances de décembre, j'avais envie de découvrir ce pays pendant la période hivernale, sous la neige et de voir comment on pouvait travailler avec des températures souvent très basses.

Si les financements du centre équestre où j’ai effectué mon stage se débloquent, j’y retourne dès mon bac en poche.

Ils m’ont proposé un poste pour donner des cours, développer la filière élevage, sortir les jeunes chevaux, les valoriser…
Je ne parle pas encore finlandais, mais j’ai dans l’intention d’apprendre si j’y retourne pour un poste, je suis d’ailleurs en train de perfectionner mon anglais.

Romain

février 15, 2005 dans L'Europe dans leur vie | Permalink | Commentaires (19) | TrackBack

"Chez Marcel" À Prague

Après pas mal de séjours touristiques en République Tchèque, et la chute du communisme, j'ai décidé avec des amis, d'y monter un restaurant dans la pure tradition des brasseries françaises. Depuis un peu plus de10 ans maintenant, notre aventure a pignon sur rue en plein centre de Prague.

Quand on rentre dans notre brasserie, on se sent à Paris,

…et pourtant le lieu est fréquenté en grande majorité par des tchèques. Pleins d’étudiants viennent y passer leur journée, exactement comme en France ils fréquentent les cafés. « Chez Marcel », la déco est française, la pub est française, même les menus sont français, bien que l'on ai été obligé de les traduire en tchèque! Nous pratiquons des tarifs au plus près des prix tchèques pour avoir une clientèle du pays. Les serveurs sont de 11 nationalités différentes, mais le chef est français ! C’est ça l’Europe pour moi.
Pionnier de la brasserie dans ce pays, on est allé encore plus loin. Depuis lors, les steaks tartares s'arrachent sur toutes les tables de la ville. Nous avons aussi eu l'idée d'ouvrir pour le petit déjeuner, ce qui ne se faisait pas avant en République Tchèque.

Depuis l'entrée de ce pays dans l'Europe, c’est vrai, la TVA a augmenté. Mais il faut voir aussi le côté positif des choses : les quotas et les taxes sur le vin sont tombés. Ce qui représentait environ 40% du prix avant ! Il fallait passer par des laboratoires pour pouvoir importer. Aujourd'hui les manœuvres sont facilitées, nous pouvons importer directement. Ce qui fait qu’on peut travailler directement avec des producteurs locaux français.

« Chez Marcel » on fête le 14 juillet, le Beaujolais nouveau, enfin toutes les fêtes nationales. Le plus, dans cette aventure qui a commencé comme un business, c’est le destin de chacun.
Mon associé, par exemple qui est français, est aujourd'hui marié à une Tchèque, il a appris la langue, bref, il s’est complètement intégré. L’Europe comme on l’aime !
Mais ce n’est pas tout. Nous avons comme projet d'ouvrir un bar jazz au sous-sol et de créer un marché d’ antiquaires devant la plus vieille place de Prague.

Eric Chartier

février 15, 2005 dans L'Europe dans leur vie | Permalink | Commentaires (6) | TrackBack

Franco-Allemande, mon identité à la croisée des chemins

Carnet de voyage entre Paris et Heidelberg

Il y a seulement quatre heures, je me trouvais sur les quais de la Gare de l’Est à Paris. Plusieurs fois déjà j’ai voulu écrire tout ça dans mon journal. Pour me débarrasser de cette douleur : quitter la France, quitter Antoine…
Autour de moi, dans le train, plein d’Allemands : avec leurs « Birkenstock » en chaussettes blanches, produits bio en mains, très « alternativ », mal rasés, ach, le summum du Germain antipathique et lourd, sans humour- exactement cette ambiance dans laquelle je n’ai pas envie de retourner : comment ai-je pu vivre dans ce pays ? Antoine avait raison, je ferai ma vie en France !

J’ ai envie de pleurer, je me sens mal et ferais bien demi tour. Ma voisine allemande me parle en français et moi, dans un mélange d’indifférence et d’ arrogance, je lui réponds en français, sans lui avouer que je suis sa compatriote. Elle se donne du mal pour rien !

Mais petit a petit, mon cœur se réchauffe- un Français aurait-il pris la peine de me parler en Allemand ? Nous passons la frontière, voilà l’ Allemagne !
Le personnel du train a changé, toute l’ambiance change- le nouveau conducteur nous souhaite la bienvenue, en Allemand avec son accent tellement drôle de Leipzig, et il souhaite la bienvenue aux Français dans le train … en Français ! Un conducteur Français aurait-il eu cette même délicatesse ?!
Et puis on s’organise : distribution de plans de route, explication en long et en large de l’anatomie du train « et vous pouvez bien sûr acheter des glaces dans le wagon 215- le contrôle ne saurait tarder…
„ Bittschoen, Dankschoen, auf Wiedersehn“, ah je les aime mes compatriotes ! Que j’aime cette organisation, cette volonté de faire les choses correctement, cette gentillesse sans arrogance. Ils ont…pardon : nous avons une curiosité envers l’ étranger, toujours prêts à lui demander d’ou il vient et pourquoi il va en Allemagne.

Deutschland- à peine sommes-nous dans tes frontières que mon cœur a basculé ! Je t’aime mon pays, ta sincérité, ta profondeur, mes amis…. et Paris s’éloigne de minute en minute, je le sens à chaque mètre parcouru. Paris, tes tourbillons glamoureux m’avaient fait oublier ce que j’aime vraiment !

Après avoir fait ce trajet des milliers de fois avec ces mêmes sentiments et interrogations : je ne suis ni Allemande, ni Française, je suis Européenne impregnée de sensibilité franco-allemande ! ça élargit l’horizon, non ?
Comme identité, ça me suffit largement, parce que j’ai appris à vivre ainsi, parce que je ne peux pas me passer des deux pays, parce que je suis chez moi partout : en Allemagne, en France, mais aussi en Angleterre ou en Espagne. Partout je trouve de quoi me réjouir, et des amis! Pourquoi me restreindre à tout prix à un seul dénominateur? Mon Identité c’ est ce que j’aime dans mes deux pays, c’est l’ Europe

Ca me rappelle aussi Amin Maalouf qui disait dans une émission de télé :
« …je ne parle pas de racines- pour moi, les racines c’ est pour les arbres. Nous, nous sommes des hommes et pour les hommes je parle de routes, de routes qui un jour se croisent et puis qui repartent dans d’autres directions… »

février 15, 2005 dans L'Europe dans leur vie | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

Sur les deux frontières

Je vis à Görlitz, la ville la plus orientale de l´Allemagne. Une rivière, la Neiße, démarque la frontière avec la Pologne et l´autre part de la ville, Zgorzelec. Görlitz a été partagée après la Deuxième Guerre Mondiale entre l´Allemagne et la Pologne. Partagée et divisée. Les liens ne se sont jamais plus recréés, malgré les changements qui se sont faits. Le communisme et sa fin, l´ouverture des frontières et maintenant cette Europe nouvelle.
Les rapports entre Allemands et Polonais sont difficiles, l´ont toujours été. Les stéréotypes sont bien présents : les Polonais qui savent faire rien d´autre que voler et les Allemands qui font grimper les prix…la bêtise la vie dur !
Bien sûr il y a des différences entre les deux cultures. Mais est-ce que ce ne sont pas justement ces différences souvent déroutantes qui nous font avancer? Comment faire progresser l´Europe si déjà on n´essaie pas de s´entendre là où il y en a la possibilité, comme ici à Görlitz/Zgorzelec? »

Comment j´ai appris le Français…

Le Français est la première langue étrangère que j´ai apprise à l´école, dès l´âge de neuf ans. Pour moi c´était évident de choisir le Français, car je vivais à 25 kilomètres de la frontière française et en plus on passait chaque années nos vacances en France, dans le Midi. Mais les cours n´étaient pas vraiment parlants, comme le sont souvent les cours de langues. J´ai donc commencé à lire des livres, à écouter des chansons en français. Puis, à peu près à l´âge de douze ans, on a eu la télé française. Et je l´ai regardée (puisque les chaînes allemandes qu´on recevait, étaient plutôt rasoirs…). Cela m´a beaucoup aidé. A force de regarder tous les jours, on développe un sens pour la langue, on comprend de plus en plus de mots, le vocabulaire explose. Pour parler après c´est encore une autre histoire, mais une fois qu´on est lancé, qu´on a vraiment envie de prendre des libertés en français, ce n´est plus difficile. Mais ce n´est pas la seule chose. En regardant la télé j´ai aussi beaucoup appris sur les Français et leur culture.

Une langue, c´est fait pour parler, plaisanter, insulter, moquer, aimer. Et c´est dans ce but qu´il faut l´apprendre. Ce n´est pas si important de savoir toute la grammaire, mais de se faire comprendre. En plus c´est fabuleux de savoir parler à un Français en français, à un Anglais en anglais, à un Polonais en polonais.
Pour moi c´est aussi un signe de respect.

Mes stages en Pologne…

En été 2003 et 2004 j´ai participé en tant que jeune professeur à des stages linguistiques en Pologne. Ils ont été fondés pour améliorer les rapports germano-polonais., pour commencer un échange entre ces deux pays voisins. 20 Allemands motivés donnent des cours d´allemands à une centaine de jeunes Polonais, âgés de 16 à 19 ans.

En Pologne les élèves apprennent beaucoup de grammaire dans les cours et ne parlent presque pas. Ce qu´on veut changer un peu. Pour la majorité des élèves c´est la première fois qu´ils rencontrent des Allemands et qu´ils ont l´occasion de vraiment parler cette langue.

La plus belle expérience pour moi a été une conversation avec Emil. J´avais souvent déjà compris ce qu´il voulait dire, avant qu´il ait trouvé le mot. Mais il me disait : « Non, ne dis rien, je veux trouver le mot moi-même. Je veux parler allemand, tu-sais ? » Je n´avais encore jamais rencontré des gens qui avait vraiment envie de parler allemand.
En retour nous essayons toujours d´apprendre un peu de polonais… Ce qui est vraiment difficile. Mais de toute façon c´est pas très important comment on prononce le mot. J´ai déjà essayé de dire plein de mots, mais je n´ai jamais réussi à prononcer un seul mot de façon à ce qu´un Polonais soit content… Mais cela ne m´empêche pas de recommencer !
Je trouve le concept fabuleux puisqu´on apprend vraiment à connaître une autre culture.

Manina

février 4, 2005 dans L'Europe dans leur vie | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

Amours scandinaves à Paris…

Emilie, est danoise. Ses yeux le disent, sa blondeur le confirme. En France, pour étudier le français, elle rencontre Nicolas, qui lui est Franco-Norvégien.

Après avoir gardé le contact, Nicolas et Emilie se sont retrouvé ensemble pour fêter le nouvel an au Danemark, et devinez quoi… ils ont fait avec des amis une compétition de déclarations d’amour. Lauréats du concours, ils ont eu la bonne idée de tomber effectivement amoureux ! . Après une relation à distance, avec de nombreux aller-retour entre la France et le Danemark, des nuits difficiles dans des auberges de jeunesse, Nicolas a eu la possibilité d’aller faire un échange universitaire d’un an à la « Copenhagen Business School ». Après avoir fini ses études, Nicolas voulait rester au Danemark. Il a trouvé un travail dans la filiale scandinave d’une entreprise anglaise, dont le premier projet était en Suède. Nicolas a pu rester à Copenhague en travaillant en Suède. Maintenant, Nicolas travaille dans une grande société danoise. Emilie et Nicolas vivent toujours ensemble à Copenhague. Nous leur souhaitons de militer longtemps en faveur de la fidélité européenne.

Les amis d’Emilie et Nicolas.

février 3, 2005 dans L'Europe dans leur vie | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack