Aux sources de l’aventure européenne.

Je suis né le jour de Noël, à Naples, et suis arrivé à Bruxelles en 1964, où j’ai accompli toute ma carrière. Aujourd’hui j’ai décidé de poursuivre mes « objectifs d’Europe » en tant que professeur à Paris.
Pour moi, être européen est fondamental. Je crois l’être depuis ma jeunesse puisque je me suis très tôt impliqué dans les mouvements de jeunesse européens.
J’ai eu la chance de faire partie de ceux qui ont consacré leur vie à la construction du continent, des pionniers de l’Europe.

Lorsque je raconte ma première rencontre avec Jean Monnet à mes élèves, je me souviens : « ma femme enceinte, attendait devant la maison où je devais remettre à Jean Monnet un dossier urgent. Lui-même absent, c’est sa sœur qui m’a ouvert. Voyant ma déception, elle m’a proposé une visite de la maison. C’est là que j’ai pour la première fois vu le « plan Monnet » : une nature morte, un pot et une plante verte : le « plant » Monnet ! Par la suite, nos rencontres ont été plus fructueuses.»
Des années plus tard, travaillant pour la Commission , je me suis rendu en Guadeloupe au moment du référendum sur le Traité de Maastricht. Grâce à l’information déployée, c’est dans cette partie du territoire français que l’on relevait le plus fort taux de « oui ».
Oui, je suis européen, mais ma famille l’est également. Mes quatre enfants sont nés à Bruxelles. Aujourd’hui, leur vie est partagée entre Bruxelles, Londres, l’Italie, Paris...»
Ce que je voudrais aujourd’hui, c’est que le modèle européen soit sauvegardé. Je ne pense pas uniquement au fonctionnement des institutions, mais à la solidarité sociale et régionale,complément indispensable du libéralisme en économie si propre au continent européen. L’esprit pionnier des premiers temps doit aujourd’hui être relayé par la soif de nouveauté des membres arrivant. Leurs questions et leurs personnalités propres seront le moteur de l’Europe de demain.

Giuseppe Ciavarini Azzi

février 15, 2005 dans Les fondateurs | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack